Effectivement, payer quelqu’un juste pour vous écouter, ça ne vous sera probablement pas très bénéfique. Mais ça tombe bien car ce n’est pas ce qui se passe chez le psy ! Un psychologue est formé à écouter d’une certaine façon, c’est vrai, mais pas seulement. Il a aussi appris à regarder différemment et à utiliser des outils spécifiques pour vous accompagner dans vos réflexions.

Quant aux amis et à la famille (mention spéciale au conjoint, souvent aux premières loges lorsque la tempête fait rage !), ils sont souvent un soutien important, et discuter avec eux peut être d’une grande aide. Mais ils ne sont pas toujours les mieux placés pour entendre et/ou comprendre vos besoins et difficultés car ils sont engagés émotionnellement.

C’est vrai que l’image du psy impassible et silencieux derrière son bureau est bien ancrée dans l’imaginaire collectif. Avant c’était comme ça, oui. De nos jours, certains psy travaillent encore de cette façon. Mais c’est loin d’être le cas de tous ! Car attention à ne pas confondre le psy et la méthode de travail : rester silencieux et laisser la personne parler, ça relève essentiellement de la psychanalyse. C’est une approche qui convient à certaines personnes et à certains psys, et pas à d’autres.

Aujourd’hui beaucoup de psy ont une approche comportementaliste ou encore systémique, voire adoptent plusieurs approches à la fois. Personnellement, mon orientation systémique mais aussi mon tempérament font que je suis plutôt une psy qui parle (de vous), qui écoute aussi bien sûr, et qui manifeste son empathie. Et pas de bureau pour moi ! Par ailleurs, je ne vous forcerai jamais à parler d’une chose que vous ne souhaitez pas aborder.

Parce qu’on est tous différents, chacun de nous peut être pris pour un « fou » par quelqu’un d’autre. Les « vrais fous » c’est comme les monstres terrifiants qui se cachent sous le lit : « c’est dans la tête » !

Bon, d’accord. Je connais bien le sens psychiatrique de ce mot. Oui il y a des différences entre ces personnes qui sont en institutions et « les autres ». Mais non je ne parlerai pas de folie. Moi, je vois plutôt chacune de ces différence comme la moins pire (et non pas «la meilleure») des façons que ces gens ont trouvé pour continuer à vivre dans un environnement compliqué pour eux. Des personnes qui font comme elles peuvent avec ce qu’elles ont. Et je crois qu’on en est tous un peu là… Mais si on est tous pareil à notre façon, qui donc peut aller voir un psy ? Toute personne qui est en souffrance ou en questionnement dans sa vie. Rien de plus. Rien de moins.

En ce qui me concerne je n’ai eu ni cours de télépathie ni cours de voyance à la fac, et c’est donc juste avec mon petit bagage de psychologie que je vous propose mon soutien. Sauf si vous attendez de moi que je règle tous vos maux à coup de baguette magique. Ou si vous croyez que je vais vous dire exactement quoi faire et quoi penser. Ou si vous espérez que je vous apprenne à utiliser la mythique « télécommande à changer les autre » (mais si cette télécommande vous intéresse, je vous invite à voir l’excellent film « Oui, mais… ».).

En revanche, je peux réfléchir avec vous sur ce qui vous préoccupe  et vous aider à (re)trouver votre propre marge de manœuvre. L’expert de votre vie c’est Vous. Ce sera ma seule certitude face à vous. Le reste du chemin, nous le construirons ensemble.

Si « les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés », les psy ne sont pas en reste : pas de temps pour faire les courses, vie de couple à gérer, querelles professionnelles, deuils, maladie, grandes questions existentielles, … ça les concerne aussi. Loin d’être des superhéros, il y en a même qui ont fait des dépressions, ont vécu des divorces, cachent des troubles alimentaires,  … et d’autres encore qui vont voir un psy !

Mais cela fait partie de la formation du psy de savoir faire la part des choses entre vie privée et vie professionnelle, d’être attentif aux interférences potentielles et d’agir en conséquence. Mais surtout… le travail du psy n’est pas de gérer vos problèmes, mais de vous aider à trouver votre propre façon de les gérer. Dans les consultations il ne s’agit donc pas de lui, de ses soucis et de sa capacité à les résoudre : mais de vous et de votre capacité à utiliser vos ressources.

Vous vous méfiez et c’est bien. Parce que des psy charlatans, il en existe. Autant que des charlatans médecins, kiné, gynéco, prof, policiers, …

En ce qui me concerne, ma pratique respecte l’éthique et le code de déontologie attachés à ma profession. Et contrairement aux gourous en tout genre qui fleurissent dans les medias, mon but n’est pas de vous garder le plus longtemps possible en consultation ni de vous imposer une façon de vivre, mais plutôt que vous soyez capable de reprendre les rênes de votre vie… sans moi !  Et parfois il ne suffit que de quelques rdv : les thérapies qui durent des années sont beaucoup plus rares aujourd’hui.